Le vibe coding change le rythme de développement

Sur FORGE ERP, l'objectif était clair : construire rapidement une base fonctionnelle capable de gérer des processus métier, des rôles, des données sensibles et plusieurs modules interconnectés.

Avec l'aide de l'IA, certaines étapes sont devenues beaucoup plus rapides : génération d'interfaces, structuration de composants, création de contrôleurs, écriture de requêtes et premiers tests fonctionnels.

Le vrai risque du vibe coding n'est pas de coder vite. C'est de croire que la vitesse suffit à produire un système fiable.

Le premier défi : garder une architecture lisible

Un ERP n'est pas une simple application avec quelques écrans. C'est un système qui doit rester cohérent malgré l'ajout progressif de modules, de règles métier et de profils utilisateurs.

Le vibe coding peut facilement produire du code qui fonctionne localement mais qui devient difficile à maintenir. Pour éviter cela, j'ai dû ralentir volontairement certains choix : nommage, séparation des responsabilités, logique serveur, validation des données et gestion des permissions.

Le deuxième défi : ne pas confondre prototype et produit

L'IA génère très vite des écrans impressionnants. Mais en production, un écran ne vaut rien s'il ne respecte pas les règles métier, les droits d'accès et les contraintes de données.

Chaque fonctionnalité devait donc être reprise avec une question simple : est-ce que ce comportement est seulement démonstratif, ou réellement utilisable par une entreprise ?

Les points contrôlés avant validation :
  • Les droits d'accès selon les rôles.
  • La cohérence des données enregistrées.
  • Les cas d'erreur et les champs obligatoires.
  • La capacité à faire évoluer le module.

Le troisième défi : maîtriser la dette technique

Quand on avance vite, la dette technique se crée sans bruit. Un composant dupliqué ici, une logique métier dans la mauvaise couche là, une validation oubliée ailleurs.

Sur FORGE ERP, j'ai appris à traiter cette dette très tôt. Dès qu'une fonctionnalité devenait centrale, elle devait être nettoyée, documentée et stabilisée avant de servir de base aux modules suivants.

Le quatrième défi : tester les vrais usages

Une fonctionnalité peut sembler parfaite dans un scénario idéal. Mais un ERP est utilisé par des profils différents, dans des contextes différents, avec des erreurs humaines, des interruptions et des données incomplètes.

La validation devait donc aller au-delà du simple "ça marche". Il fallait tester les parcours réels : création, modification, suppression, permissions, recherche, filtres, états vides et erreurs.

Ce que je retiens

Le vibe coding est un formidable accélérateur. Il permet de prototyper vite, d'explorer des solutions et de débloquer des idées. Mais en production, il doit être encadré par une vraie méthode.

Pour FORGE ERP, la bonne approche a été d'utiliser l'IA pour accélérer l'exécution, tout en gardant l'humain responsable de l'architecture, de la logique métier et de la qualité finale.